Une fin de semaine de Commoniste.

Une photo tirée du match des Remparts. J’aime beaucoup cette photo.

Dans mon dernier billet, j’évoquais la possibilité de créer une licence « Wikipédia-Only » qui permettrait, évoquais-je, une diffusion plus facile pour certaines photos obtenues de corporations ou en collaboration avec celles-ci. Cette préoccupation m’était venue de la préparation d’une fin de semaine de photographie que j’ai réalisée pour Commons les 9, 10 et 11 novembre derniers.

Lors de ces trois journées, je me suis rendu dans trois évènements sportifs dans lesquels j’ai réalisé plus de 2000 photos, dont 150 se sont retrouvées sur Commons. Le vendredi soir, je me suis rendu au Centre Bell pour faire des photos lors du match opposant les Bulldogs de Hamilton au Crunch de Syracuse. Le samedi, en collaboration avec le Rouge et Or de l’Université Laval, j’ai immortalisé les matchs de basketball féminin  et masculin opposant McGill à l’équipe de l’université de Québec. Finalement, le dimanche, j’ai assisté à un match de hockey junior majeur opposant les Remparts de Québec au Screaming Eagles du Cap Breton. Ce furent trois jours bien remplis et très intéressants pour le travail de photographie que nous voulons accomplir pour Wikipédia. J’aimerais partager ici les observations que j’ai faites et les défis que j’ai dû relever au cours de la fin de semaine.

Au Centre Bell!!!

Aaron Palushaj, lors du match des Bulldogs

Tout ça a commencé fort. Benoit, de Wikimedia Canada, a réussi à nous obtenir une passe média pour le match des Bulldogs de Hamilton qui avait lieu au Centre Bell à Montréal. Il faut savoir que les Bulldogs sont le club école des Canadiens de Montréal et qu’avec le lock-out actuel de la LNH la ligue américaine dans laquelle ils jouent est la meilleure ligue de hockey en action en Amérique du Nord. Comme aucun hockey ne s’est joué à Montréal depuis la saison dernière, il y avait une atmosphère incroyable dans le stade, digne de la ligue nationale.

On me voit ici au Centre Bell avec la lentille louée pour l’occasion. Image: Benoît Rochon

Pour l’occasion, j’avais loué un objectif professionnel: la Nikon 300mm f/2.8. Un mastodonte qui pèse près de 3 kilogrammes. Comme tous les mastodontes, il se manoeuvre assez difficilement et son maniement est fatiguant. Assis avec d’autres photographes de presse, j’ai passé le match à prendre des photos et à les regarder travailler. Incroyable de les voir traiter leurs photos, les envoyer au journal en direct dans les quelques pauses du jeu. Et à voir leurs images sur leurs écrans, ce n’est pas la première fois qu’ils font ce genre de travail. On m’a dit que le match n’était pas très intéressant mais je dois avouer que je ne l’ai  pas vraiment sur le match. Apprendre à travailler avec la lentille, prendre des photos, m’arranger avec mon monopied qui avait de la difficulté à soutenir le poids de ma lentille; j’en avais plein les bras. Reste que je suis très satisfait du résultat, les photos sont excellentes et j’ai beaucoup appris sur ce genre de situations. Ceux qui sont intéressés peuvent voir les résultats dans cette galerie.

Une bagarre lors du match des Bulldogs

Qu’ai-je appris? D’abord, la lentille 300mm est un outil qu’il faut apprivoiser pour faire des bonnes photos mais qui est extrêmement performant. J’ai un peu l’impression que j’aurais été mieux servi par une lentille plus courte mais aussi rapide (du genre 200mm f/2.8). En effet, avec la résolution de mon capteur et la résolution consommée sur Wikipédia (des vignettes de 300 pixels), on ne cherche pas la précision mais la vie dans la photo. Ainsi, plus large m’aurait permis de mieux saisir des scènes d’action du match. La 300mm m’a permis de faire des beaux portraits mais pour beaucoup de situations, je devait cadrer très serré ou même perdre des morceaux importants. À réfléchir pour la prochaine fois…

Deuxièmement, j’ai appris que le réchauffement d’avant match est un moment privilégié pour la photo. Il faut en profiter le plus possible. Lors de ce match, je suis arrivé un peu juste et j’avais beaucoup de matériel, ce qui m’a empêché de me promener dans l’aréna dans le réchauffement. J’ai donc manqué beaucoup de beaux clichés à cause de cette erreur. D’ailleurs, c’est une autre chose que j’ai apprise lors de ce match: il faut réduire au maximum le matériel. Dans ce cas, j’aurais dû avoir uniquement mon appareil, la lentille et mon pied. Le reste était de trop. Si on n’est pas mobile, on ne peut pas réussir.

Action au filet opposé.

Troisièmement, j’ai appris à travailler avec ce genre d’organisations. Les Canadiens ont été très ouverts dans cette situation. Cependant, la gestion des droits est complexe. En effet, comme je le disais dans mon billet précédent, il est difficile de faire comprendre aux entreprises qu’ils ont avantage à nous laisser prendre des photos sous licence libre et elles aimeraient avoir d’autres conditions qu’on ne peut pas leur donner. Ces compagnies sont très strictes à propos de leur image de marque et c’est normal. Dans le cas présent, je pense que nous avons bien fait avancer les choses et j’ai l’impression que cette occasion a posé la première pierre d’une longue relation avec l’organisation du Canadien. C’est avec fierté et reconnaissance que je retournerai au Centre Bell pour faire de la photo, si c’est possible, pour les Bulldogs ou le Canadien.

En somme, mon expérience au Centre Bell était incroyable. Pour une première fois dans un contexte professionnel avec le matériel qui va avec, je suis extrêmement satisfait du résultat. J’attend avec impatience la chance de me relancer dans l’aventure et j’y serai très certainement encore plus compétent.

Basketball du Rouge et Or

Une joueuse de McGill pendant un lancer franc

Au cours de la semaine précédent ces évènements, j’ai contacté le département des communications du Rouge et Or de l’Université Laval pour aller faire de la photo lors du match de demie-finale québécoise de la ligue de football universitaire. Malheureusement, la logistique a rendu cela impossible. On m’a proposé d’aller plutôt voir deux matchs de basketball, féminin et masculin. J’ai accepté l’invitation. Étant équipé de ma lentille pour la fin de semaine, aussi bien en profiter pleinement et tester mes capacités.

J’avoue que le basketball n’est pas un sport que je connais bien. J’ai compris à cette occasion toute la vérité de l’observation que je fais souvent à des personnes qui me questionnent sur la photographie sportive: « il est beaucoup plus facile de photographier un sport qu’on connait bien parce qu’on peut anticiper ce qui  va se produire. » Au basket, je ne peux pas le faire. Je ne sais pas où me placer, je ne connais pas beaucoup les règles. Bref, je suis démuni. Reste que j’ai réussi à prendre quelques bonnes photos lors de la soirée.

Un dunk, lors du match masculin.

Encore une fois, je dirais que la lentille 300mm était un peu de l' »overkill » pour la situation. Lourde et peu maniable, elle me rendait la vie difficile. Les meilleures photos ont été prises avec mon objectif 70-300mm qui me permettait un peu plus de versatilité avec son zoom et qui ne me faisait pas perdre trop de rapidité étant donné que la lumière était correcte.

J’imagine que je serai encore meilleur lorsque je retournerai faire un tour là-bas. Encore une fois, je dois prendre le temps de remercier tous les acteurs de l’Université qui ont rendu ma visite possible. C’était une activité très agréable et une façon de couvrir un sport qui reçoit peu de visibilité au Québec malheureusement.

Une joueuse de Laval en pleine action.

Avec un peu de chance, j’espère pouvoir assister à d’autres activités sportives à Laval. En particulier, je serais très content d’aller immortaliser un match de l’équipe masculine de football qui est une des équipes sportives les plus couvertes dans les médias de la ville de Québec et qui n’est pas très bien illustrée dans Wikipédia.

On peut voir le résultat de cette soirée ici.

Les Remparts seront bien illustrés…

Pour une troisième fois cette année, je me suis rendu à un match des Remparts de Québec. Cette fois-ci, j’étais armé d’une incroyable lentille et de toute l’expérience que j’avais acquise lors des jours précédents sur le maniement de mon matériel.

Grigorenko, le héros de la soirée avec 4 buts.

À vrai dire, j’aurais aimé avoir la possibilité de faire les choses dans le sens inverse. J’aurais beaucoup mieux performé aux Bulldogs si j’avais eu quelques heures de photos avec mon objectif loué derrière la cravate. Reste qu’aller aux Remparts est toujours un plaisir.  Ça le serait encore plus si l’organisation pouvait me donner une accréditation média pour que je n’aie pas à payer mon billet pour aller leur faire de la pub gratuite sur Internet. Malheureusement, ils n’ont toujours pas répondu à un de mes courriels. Je ne les lâche pas, je vais finir par l’avoir.

Là, je me suis beaucoup promené et j’ai réussi à prendre beaucoup de belles photos. J’ai encore eu l’impression que mon objectif de 300mm était trop long pour ce que je voulais faire. De plus, le Colisée n’est pas très bien équipé de bons endroits pour faire des photos. On est soit trop bas et bloqué par la baie vitrée, soit trop dans les spectateurs et on dérange ceux qui ont payé pour voir le match.

Cette fois, j’ai compris et j’étais là pour le réchauffement.

J’adore aller aux Remparts car c’est un bon terrain de jeu pour apprendre à faire de la photo sportive dans un contexte plus difficile. Il y a des gens dans les estrades, le calibre de jeu est rapide et les images qui en ressortent sont intéressantes.

De plus, cette fois, j’avais compris la leçon et j’avais réduit au minimum mon matériel. De cette façon, j’étais beaucoup plus mobile. Que ça serve d’exemple pour d’autres: soyez rationnels dans votre choix de matériel. Vous regretterez d’en avoir amené trop.

On peut voir le résultat de cette soirée ici.

Encore, encore, encore

Patrick Roy derrière le banc des Remparts

La conclusion de tout ça, c’est que j’ai tellement aimé l’expérience que je le referais encore si j’en avais la chance. J’espère que tous ces partenariats resteront actifs et que nous pourrons retourner dans ces amphithéâtres pour prendre à nouveau des photos.

S’il devait arriver qu’on ait la chance d’envoyer quelqu’un pour un match de la ligue nationale de hockey, je pense que ce serait incroyable. C’est en continuant à faire des séances productives que nous saurons convaincre ces équipes sportives de nous faire une place qui nous revient.

Maintenant, partagez aussi vos histoire de photographie sportive ou de relations avec les entreprises, je suis très intéressé de savoir comment vous vous y prenez pour obtenir des accès. Avec qui parlez-vous? Est-ce compliqué? Faites m’en part dans les commentaires!

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3 commentaires pour Une fin de semaine de Commoniste.

  1. Tranche de vie intéressante. Je savais que la photographie est une activité qui demande de l’habileté. Pour photographier une partie, il faut aussi être en forme, comme un sportif.

  2. Jerome dit :

    Mal écrit, pas très pertinent.

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